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Wednesday, June 24th, 2009

L’histoire est pratiquement muette sur Agadir avant le XIIe siècle.

Au IIe siècle av. J.-C., l’historien Polybe évoque au nord de l’Afrique, sur l’Atlantique, un Cap Rhysaddir, qui pourrait avoir été situé non loin d’Agadir; sa localisation est encore en débat.

La plus ancienne attestation cartographique que l’on trouve à propos d’Agadir apparait sur une carte de 1325 : à l’emplacement approximatif de la ville actuelle, l’indication d’un lieu nommé Porto Mesegina, d’après le nom d’une tribu berbère déjà citée au XIIe siècle, les Mesguina, c’est-à-dire les Ksima.

À la fin de l’époque médiévale, Agadir est un bourg de peu de notoriété; le nom même, Agadir el-arba, est attesté pour la première fois en 1510 En 1505, les Portugais, déjà installés sur les côtes marocaines, fondent un comptoir et une forteresse au pied de la colline devant la mer, Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du Cap Ghir), à l’emplacement du quartier aujourd’hui disparu de Founti, (nommé ainsi d’après le mot portugais fonte qui veut dire fontaine).

Rapidement, les Portugais sont en butte à l’hostilité des tribus de la région. Dès 1530, ils sont bloqués dans Santa Cruz. Le reflux portugais s’amorce quand le 12 mars 1541 le Chérif Saâdien Mohammed ech-Cheikh s’empare de la forteresse de Santa Cruz de Aguer. Six cents survivants portugais sont faits prisonniers, dont le gouverneur Guterre de Monroy et sa fille Dona Mecia. Les captifs sont rachetés par des religieux, venus spécialement du Portugal. Dona Mecia, dont le mari avait été tué lors de la bataille, devient l’épouse de Mohammed ech-Cheikh mais meurt en couche, en 1544. La même année, Mohammed ech-Cheikh fait libérer le gouverneur Guterre de Monroy, qu’il avait pris en amitié . Les positions portugaises acquises entre 1505 et 1520 vont en régressant. Après la perte d’Agadir, les Portugais doivent abandonner Safi et Azemmour. Le Maroc commence à avoir moins d’importance pour le Portugal qui se tourne désormais vers les Indes et le Brésil. Après 1550, les Portugais ne tiennent plus au Maroc que Mazagan, aujourd’hui El Jadida, Tanger et Ceuta.

En 1572, la Casbah est construite au sommet de la colline par Moulay Abdallah el-Ghalib, successeur de Mohammed Ech-Cheikh. C’est désormais Agadir N’Ighir, littéralement, le grenier fortifié de la colline en tachelhit[5].

Au XVIIe siècle, sous le règne de la dynastie berbère du Tazeroualt, Agadir devient une rade d’une certaine importance, développant les échanges avec l’Europe. Il n’existe pas alors de véritable port, mais une simple jetée, dite jetée portugaise, qui a subsisté jusqu’à la fin du XXe siècle. D’Agadir partent notamment du sucre, de la cire, du cuivre, des cuirs et des peaux[6]. Les Européens amènent leurs produits manufacturés, notamment des armes et des tissus. Sous le règne du sultan Moulay Ismail (1645-1727) et de ses successeurs.Les échanges avec la France, jusque-là actif partenaire, régressent au profit des Anglais et des Hollandais.

L’entrée de la Casbah

En 1731, un sévère tremblement de terre frappe la ville. En 1746, les Hollandais installent un comptoir au pied de la Casbah, sous l’autorité du sultan, et participent sans doute à la restauration de la ville. Au-dessus de la porte d’entrée de la Casbah, on peut encore voir l’inscription hollandaise « Vreest God ende eert den Kooning » qui signifie : « Crains Dieu et honore ton roi ».

Après une longue période de prospérité sous les règnes saadien et alaouite, Agadir décline à partir de 1760, à cause de la prééminence accordée, au port concurrent d’Essaouira, par le Sultan Alaouite Sidi Mohammed ben Abdallah, qui veut châtier le Souss rebelle à son autorité. Ce déclin dure un siècle et demi. En 1789, un voyageur européen fait une brève description d’Agadir : « C’est maintenant une ville déserte, il n’y a plus qu’un petit nombre de maison qui tombent en ruines ».

En 1881, le sultan Moulay Hassan rouvre la rade au commerce afin de pouvoir ravitailler les expéditions qu’il envisage dans le sud. Ces expéditions destinés à réaffirmer son autorité sur les tribus du Souss et à s’opposer aux projets des Anglais et des Espagnols, eurent lieu en 1882 et 1886 [7].

En 1884, Charles de Foucauld décrit dans Reconnaissance au Maroc son rapide passage à Agadir, venant de l’est : « Je longe le rivage jusqu’à Agadir Irir. Le chemin passe au-dessous de cette ville, à mi-côte entre elle et Founti : Founti est un hameau misérable, quelques cabanes de pêcheurs; Agadir, malgré son enceinte blanche qui lui donne un air de ville, est, me dit-on, une pauvre bourgade dépeuplée et sans commerce[8]. »

En 1911, l’envoi d’une canonnière allemande dans la rade provoque le Coup d’Agadir, et fait brutalement apparaître Agadir sur la scène mondiale. Invoquant un appel à l’aide d’entreprises allemandes de la vallée du Souss, l’Allemagne décide, le 1er juillet 1911, pour protéger ses intérêts au Maroc et défendre ses prétentions sur le pays, d’envoyer dans la baie d’Agadir, dont la rade avait été, jusqu’à 1881, fermée au commerce étranger, une canonnière, la SMS Panther, rapidement relayée par le croiseur Berlin. Les très vives réactions internationales, en particulier celle de la Grande-Bretagne, surprennent l’Allemagne. La guerre menace. Un traité franco-allemand est finalement signé le 4 novembre 1911, laissant les mains libres à la France, qui va pouvoir établir son protectorat sur le Maroc. C’est alors seulement que la canonnière Panther et le croiseur Berlin quittent la baie d’Agadir.

En 1913, la ville (Agadir N’Ighir et Founti) compte moins de mille habitants. Le 15 juin 1913 les troupes françaises débarquent à Agadir. Après 1920, sous le protectorat français, un port est aménagé et la ville connait un premier essor.

Autour de 1930, Agadir est une étape importante de l’Aéropostale où Saint-Exupéry et Mermoz font escale.

Dans les années 1930 un centre-ville moderne commence à s’édifier, selon les plans de l’urbaniste et directeur du Service de l’urbanisme du Maroc Michel Écochard, sur un tracé en fer à cheval s’appuyant sur le front de mer, autour d’une grande avenue perpendiculaire à ce front de mer, l’avenue Lyautey, aujourd’hui avenue du Général Kettani.

Après 1950 et l’ouverture du nouveau port de commerce, la ville, très dynamique, se développe avec la pêche, les conserveries, l’agriculture, l’exploitation minière. Elle commence aussi à s’ouvrir au tourisme grâce à son climat et à ses beaux hôtels. Plusieurs années de suite, Agadir organise le Grand Prix d’Agadir, puis le Grand Prix automobile du Maroc. En 1959, le port reçoit la visite du yacht de l’armateur grec Aristote Onassis et de son hôte, Winston ChurchillLe 29 février 1960, Agadir, qui compte alors plus de 40 000 habitants, est ravagée par un tremblement de terre de magnitude 5,7 sur l’échelle de Richter, qui fait plus de 15 000 morts[

Saturday, June 20th, 2009

Agadir est une ville majeure dans Maroc sud-ouest, la capitale de la province d’Agadir  et le Sous-Massa-Draa la région économique #13 .

Elle a une population de 678.596 (2004 ; les figures de recensement pour l’agglomération incluent les villes proches d’Inezgane et Aït Melloul) ; la population de la ville correcte est estimée à 200.000. Le climat doux d’hiver (janvier température de midi moyen 20°C/68°F) et bonnes plages l’ont fait l’une des destinations majeures pour les touristes de l’Europede l’ouest et le nord. 

La ville est localisée sur la rive de l’Océan Atlantique, près du pied des Monts de l’atlas, juste au nord du point où la Rivière de Souss coule dans l’océan

Saturday, June 13th, 2009

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